LA DEFINITION DU KARATE

Le karaté-do (voie de la main vide) est l’art d’utiliser les armes naturelles du corps humain.

Il est une école de volonté et de discipline. Discipline qui doit être librement consentie, car en karaté comme en tous domaines, sans discipline, rien n’est possible.

Il est l’art martial le plus complet, puisqu’il associe les atémis (coups frappés) aux projections, aux clés, ainsi qu’en certains cas, aux étranglements.

Bien enseigné, le karaté ne doit pas développer la violence, mais au contraire la contrôler en la canalisant et la maîtriser.

Il donne à ses pratiquants maîtrise et sang-froid. Il est une arme invisible.

 

 L'HISTOIRE DU KARATE

 

Les origines du karaté se situent vers le 6ème siècle en Chine, où un moine bouddhiste venu des Indes et nommé Bodhidharma aurait mis au point une technique de combat avec les pieds et les poings.

 

 

 

Puis on retrouverait trace de cette technique de combat au 16ème siècle à Okinawa.

 

Toujours est-il qu’en arrivant d’Okinawa où il était né en 1869, où il avait lui-même appris et où il enseignait une technique de combat nommée alors « Okinawa Te » (les mains d’Okinawa), le maître Gichin Funakoshi fit la première démonstration de son art au Japon en 1916 à Kyoto.

La seconde démonstration, en 1922, à Tokyo cette fois, se déroula devant les universitaires et les plus grands maîtres d’arts martiaux du moment. Le maître Jigoro Kano, créateur du judo, présent, fut parait-il enthousiasmé.

L’Okinawa Te, comme son nom l’indique, était surtout une technique de self-défense, axée sur les techniques de mains (tranchants des mains, poings fermés, piques des doigts…) et de quelques coups de pieds donnés principalement dans les jambes.

 

 

 

 

Prié par le gouvernement japonais de rester à Tokyo pour y enseigner son art, le maître Funakoshi ouvre alors un dojo dans cette ville, et rebaptise l’ancien Okinawa Te d’un nom à consonance plus japonaise : le karaté (kara = vide et te = mains), ce qui signifie que le pratiquant doit avoir les mains vides. Vides de toute arme et par extension vides de toute intention belliqueuse.

Il y ajoute également le suffixe "Do", si cher aux japonais, qui signifie voie ou chemin. Par ce suffixe, le maître Funakoshi veut rappeler que la pratique du karaté doit être un chemin qui mène à l’épanouissement de l’individu, par une maitrise du corps, mais également de l’esprit, l’un ne devant jamais être séparé de l’autre.

Le karaté en France

- 1950 : Le karaté fait son apparition en France 

- 1954 : Création de la Fédération Française de Karaté et Boxe Libre (FFKBL).

- 1960 : La FFKBL est "priée" de rentrer au sein de la toute puissante Fédération Française de Judo et Disciplines Assimilées. (FFJDA)

- 1966 : Création de l’Union Française de Karaté (UFK) toujours contrôlée par la FFJDA.

- 1975 : L’UFK décide de se séparer du judo et se transforme en Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires (FFKAMA), sous la présidence de Jacques Delcourt, qui est resté 23 ans président de la fédération française. Devenant en même temps successivement président de l’Union Européenne de Karaté (UEK) et président de la fédération mondiale World Union Karaté Organisation (WUKO).

- 2000 : Après la démission de Jacques Delcourt, l'intérim est assuré par Gérard Garson.

- 2001 : Lors de l'assemblée générale élective, Francis Didier devient le nouveau président de la fédération française.